Bali : L'île des dieux . Du 27 juillet au 13 aout
  

Bali : L'île des dieux . Du 27 juillet au 13 aout

Ubud, Indonésie le 13/08/2014

 
Bali, l'île des dieux

Situé au coeur de l'océan indien, Bali est un petit paradis terrestre surnommé l'île des dieux. C'est l'île la plus prisée des 1500 îles de l'archipel Indonésienne. Plus de 90% de la population est indouiste. Les rituels religieux sont très présents sur l'île.

Pour nous qui pour l'instant n'avons vu que des photos de Bali, Bali c'est : de belles plages, de magnifiques rizières en étage, des montagnes, des forêts tropicales, des lacs, de splendides fonds sous marin, des volcans, de nombreux temples. Bref tous les ingrédients pour passer un joli petit séjour.

 

Notre arrivée à Bali

Il est plus de minuit lorsque nous arrivons à Bali. Nous sommes surpris qu'il fasse encore si chaud à cette heure ci. Nous prenons directement un taxi de l'aéroport pour nous conduire à l'hôtel que nous avons réservé. Il se trouve à Kuta, à une quinzaine de minutes d'ici. Nous avons sauté sur l'offre que proposait le site booking (un site qui regroupe de nombreux hôtels), un hôtel avec piscine pour 3 euros la nuit, petit dej' compris! L'affaire du siècle, non!?

Malheureusement tout n'est pas si simple à notre arrivée... A la réception on nous informe qu'il y a eu une erreur sur le site booking, qu'eux n'y sont pour rien, ils sont désolés mais ne peuvent rien faire pour nous, l'hôtel est plein et bien plus cher que ce qui était annoncé. Super, il est 1 heure du mat', on est à la rue, et en plus les moustiques nous dévorent... Bienvenue à Bali !

Après avoir longuement insisté, ils nous proposent une chambre et nous font une petite ristourne. Ouf, nous voila posé. La chambre est spacieuse, propre, et ressemble à celles qu'on pourrait trouver en France. Avant de dormir nous réservons une autre chambre pour demain et les deux jours suivants (toujours sur le site booking), à Ubud. Cette fois ci nous la choisissons beaucoup plus atypique.

Loin du mode de vie occidental, le dépaysement est flagrant

Premier réveil à Bali, on mange un bout à l'hôtel, on leur demande de nous appeler un taxi (une famille australienne est à la réception et s'embrouille pour la même raison que nous hier soir, merci booking ;) ). Ubud se trouve à une cinquantaine de kilomètres de Kuta.

Il nous faut peu de temps pour réaliser qu'on est à Bali, car le dépaysement se fait très vite ressentir. Il y a un nombre impressionnant de scooters qui se faufilent entre les voitures, des coups de klaxons incessants, des voitures qui déboulent dans tous les sens. La conduite Balinaise, c'est du sport !

Il y a aussi d'immenses statues le long de la route... Puis en s'éloignant des grands axes routiers, le décor change. On emprunte de petites rues, on traverse plusieurs villages, on passe devant un grand marché qui nous rappelle de suite la Bolivie. Les gens sont assis sur les trottoirs, devant leurs petites échoppes. Des poules se balladent un peu partout... C'est sûre, on va bien se plaire ici!

Entre les embouteillages, notre chauffeur qui se perd 10 fois dans Ubud et qui nous demande une pause café car il commence à s'endormir au volant, on met 2h30 pour rejoindre l'hôtel.

Ce n'est pas vraiment un hôtel qu'on a choisi mais plutôt une homestay, une chambre chez l'habitant. Et là encore, on a le droit au même discours qu'hier. Une erreur s'est produite sur le site booking, il n'y a plus de chambre de disponible... Le propriétaire des lieux se fond en excuses et nous propose rapidement de loger cette nuit dans l'homestay d'à côté qui appartient également à sa famille. Notre chambre sera disponible demain matin.

Nous allons nous installer. L'homestay se compose de plusieurs bâtiments qui donnent sur une cour centrale et un petit temple familial. Les propriétaires occupent l'un des bâtiments, les autres sont des chambres avec terrasse destinées aux touristes. Sur la terrasse nous attend un thermo avec du café et du thé. La chambre et la salle de bain sont rudimentaires, mais on s'y s'en bien! L'accueil est chaleureux, le propriétaire souriant, le charme des balinais commence à opérer...

Le propriétaire nous propose des places de spectacle pour assister ce soir au "Barong". Afin de s'imprégner rapidement de la culture Balinaise on accepte. A Bali tous les enfants sont initiés à la danse traditionnelle. Chaque village possède sa troupe de danseurs. Par leur spectacle les balinais font don de leur art aux Dieux.

 

Ubud, la capitale culturelle de Bali

Nous allons faire un petit tour dans Ubud. C'est un village avant tout culturel. Village de peintres, d'artisans, de danseurs, Ubud est le lieu de mémoire des traditions balinaises. Il est entouré de magnifiques rizières et il présente l'avantage d'être au carrefour de l'île.

Malgré l'invasion de touristes, la population a su conserver ses traditions. Devant chaque magasin on remarque que les gens se dechaussent (ils sont tous en tongs). On trouve des offrandes sur les trottoirs, devant les échoppes, les restaurants, devant notre chambre. Entre deux clients, on voit les balinaises les fabriquer. Elles tressent des feuilles de palmier pour former une petite corbeille, qu'elles remplissent de fleurs, d'encens (l'odeur de l'encens est omniprésente à Bali), parfois d'un biscuit ou d'une cigarette.

Ces offrandes rythment la journée, la semaine, le mois, l'année et la vie balinais. Les offrandes quotidiennes (au lever du soleil, au zénith, puis au coucher du soleil) sont faites pour apaiser ou adorer les dieux, tandis que les cérémonies plus importantes marques les rites de passage de chaque individu, naissance, mariage, crémation.

On est aussi interpellé tous les 10 mètres par des balinais :"taxi ?", " massage ?", et ceci en boucle. L'ambiance générale est donc tout autre que celle des pays occidandentalisés. On est très loin de notre petit train train australien. Et nous, on adore ça !

On ne résiste pas longtemps à une petite heure de bien être... Il y a des salons de massages à tous les coins de rue. Au hasard on en choisi un, et pour une petite poignée de dollars (4 euros exactement), on teste le massage balinais pendant une heure... Une pure merveille !

On poursuit la journée par le spectacle du Barong. Le Barong est une danse sacrée. Une succession de personnages montent sur scène, les costumes, maquillages et masques sont splendides.

Pour le diner nous choisissons un resto dans la rue principale. On y mange rien de bien atypique, et les prix, bien que bon marché restent des "prix à touristes".

En tout cas ce premier contact avec les balinais et leur île nous aura enchanté.

Pas moyen de dormir ce matin, entre le bruit incessant des scooters dehors et le coq familial qui ne s'arrête pas de chanter nous nous levons de bonne heure. Le petit déjeuner nous est servis sur la terrasse. Au menu des fruits de saison et une sorte de pain perdu à la banane. Le tout agrémenté d'un sourire de la part du propriétaire.

Nous changeons ensuite de logement. Nous allons nous installer dans l'homestay d'a côté, celle que nous avions réservé. L'habitation est superbe. D'architecture traditionnelle, elle est comme beaucoup d'autre constitué d'une entrée ressemblant à un temple, puis de quelques maisonnettes construites autour du jardin. L'une de ces maisons appartient à la famille, les autres accueillent les visiteurs. Les portes, les fenêtres, les escaliers sont en bois sculté, il y a des statues représentant des dieux... C'est vraiment très très joli. L'avantage de ce mode de logement est le prix avantageux mais aussi de pouvoir assister à la vie familiale. On voit la préparation des offrandes qui sont disposées auprès de chaque bâtiment du foyer. Et l'entretien minutieux des parties communes. Nous nous installons dans une chambre à l'étage. Le balcon domine la petite cour intérieure... Le propriétaire vient nous voir et s'excuse encore 1000 fois pour l'incident d'hier.

La gentillesse et la douceur des balinais sont incroyables.

 

Ce matin nous visitons la "monkey forest", la foret des singes. La forêt se trouve au coeur de la ville. Avant d'y entrer nous veillons à planquer nos lunettes, casquette, bijoux, etc. Car les singes ont la fâcheuse tendance à s'emparer de ces objets personnels si on ne leur donne pas à manger.

Il y a une marche permettant de faire le tour de la forêt et d'admirer de magnifiques scultures sur pierre hindoues. Quant aux singes, ils sont partout... Des vendeurs de fruits proposent aux touristes d'acheter des bananes, des noix..., pour nourrir les singes.

Les macacs savent très bien que touristes = bananes, alors ils accourent dans tous les sens. Nous on se contente de les regarder et on voit qu'ils peuvent se montrer très agressifs lorsque quelqu'un se ballade avec des fruits en main, ou bien cesse de leur donner à manger. On a croisé de tout petits singes dont un qui venait sans doute de naître car il tenait encore très mal sur ses jambes. Vous verrez sur les photos, ils sont à croquer! On a trouvé cette ballade très sympa et c'est la première fois qu'on voyait des singes évoluer dans leur milieu naturel.

On a du mal à supporter la chaleur et surtout l'humidité ambiante ce matin. Malgré cela, nous poursuivons la journée par la visite du palais royal. Cest un très bel ensemble de bâtiments qui rapelle l'organisation des maisons balinaises traditionnelles dans des proportions bien plus grandes. Ce palais a été construit à la fin du 19 ème siècle. C'est ici que régnait la famille de monarque. Certaines parties du bâtiment sont fermées au public car aujourd'hui encore vivent des descendants de la famille royale.

Nous allons ensuite faire un tour au grand marché qui se situe juste en face du palais. Vivant et très coloré, ce marché regroupe de nombreux vendeurs de vêtements et d'objets en tout genre. On nous interpelle à chaque étale pour que l'on achète quelque chose.

Le vêtement le plus vendu ici est le sarong, c'est un paréo. Beaucoup de balinais sont vetus ainsi. Le sarong est obligatoire pour pénétrer dans des temples. Il doit être accompagné d'une ceinture nouée à la taille.

Ce midi pas question de manger dans un resto touristique, nous choisissons un "warung" bien local. Un warung est un petit resto de rue très sommaire qui propose des plats simples et très bon marché. Quelques tables, de vielles nappes, une cuisine un peu douteuse pour nous petit français mais des plats pleins de saveurs. Nous goûtons deux spécialités, le poulet curry (très différent de celui qu'on connaît) et le mie goreng, des nouilles au poulet et aux légumes. Un régal!

Pour pouvoir visiter un max de choses durant notre petit séjour, on décide de louer un scooter. On se rend dans une agence de location. Mais au moment de partir avec le deux roues, on est plus très confiant. Le trafic ici est vraiment très particulier, il faut le voir pour le croire. Alors on fait marche arrière... Le scooter ce n'est pas pour nous. Le gars de l'agence discute un bon moment avec nous, il nous conseille de prendre un chauffeur. Il se propose pour nous conduire dans les sites touristiques de l'île. On hésite, on est pas très convaincu... On préfère de loin notre liberté, aux tours organisés. Alors finalement on opte pour la location d'une voiture. Lui n'en a plus de disponible, on va donc chercher ailleurs. On trouve une autre agence, une voiture sera disponible demain matin pour seulement 10 euros par jours. On la réserve pour une semaine, on donne un acompte... On récupère notre "Jimny" demain, vers 9 heures. Avec un nom pareil, cette voiture était faite pour nous ;)

Bon ce n'est pas tout mais cette journée bien chargée nous a bien cassé. Allons profiter d'un petit massage balinais pour nous relaxer! Le pied!

Et puis pour finir la journée, rien de tel qu'un petit warung local dans lequel on se régale !

 

Journee noire

Si on devait résumer cette journée en deux mots, on vous dirait sans hésiter : Journée Noire. Et encore on ne pourra jamais la qualifier telle qu'on la réellement vécu tellement elle fut le pire cauchemar de notre vie de voyageurs.

Peu de temps après prit notre petit déjeuner, Sandrine se rend compte que la pochette contenant nos passeports, notre carte de crédit française, notre carte de crédit australienne, nos permis de conduire internationaux et tout notre argent liquide pour nos deux semaines à Bali est introuvable. Après avoir cherché et recherché, la pochette a bien disparu. On a plus rien, on est fouttu. Impossible de quitter le pays sans passeport, impossible de retourner en Australie. Impossible de payer l'hôtel, impossible de se payer à manger, impossible de se déplacer... Impossible de se faire envoyer de l'argent en mandat cash sans pièce d'identité... Et on en passe. Et pour couronner le tout, notre messagerie vient d'être bloquée par yahoo pour des raisons de sécurité. Impossible donc d'accéder à nos mails pour récupérer les photocopies de nos papiers... En l'espace d'une minute, tout tombe à l'eau, fini Bali, fini l'Australie, on peut mettre une croix sur Boby... C'est juste horrible..

Après avoir réfléchi mainte et mainte fois on ne trouve que deux explications à ça, soit on nous l'a volé à l'institut de massage, soit dans la première homestay à Ubud. On se rend dans l'institut et on leur demande si elles n'ont pas trouvé notre pochette... La réponse est évidemment non... Pareil pour la première homestay...

On passe rapidement à l'agence de location de voiture, qui est désolé mais qui ne peut pas nous rendre notre caution.

On explique d'un air dépité au propriétaire de l'hôtel ce qui nous arrive. Il est très embêté pour nous. Il nous conduit en scooter jusqu'au poste de police. Et là rien de bien réconfortant. Les policiers n'en non rien à faire de notre histoire. En plus nous avons oublié de prendre le nom de l'institut avec nous. Ils nous disent qu'ils ne peuvent rien faire pour nous. Ils nous donnent simplement le numéro de téléphone de l'immigration et débrouillez vous avec ça!

On peut vous dire que plus les minutes s'écoulent et plus on a du mal à réaliser ce qui nous arrive et toutes les conséquences à venir.

Le propriétaire de l'homestay nous raccompagne jusqu'à chez lui. Nous on doit à présent téléphoner. Et comme rien est simple dans ces moments, nous marchons plus d'une heure en demandant en chemin où se trouve le téléphone public le plus proche, pour finalement jamais ne trouver de téléphone...

On s'assoit un moment près d'un parking histoire de souffler un peu. Un chauffeur de taxi vient discuter avec nous. On lui explique toute notre histoire... On est à bout de nerfs et il s'en rend vite compte. Pour nous aider un peu, il prend le numéro de l'immigration et décide d'appeler pour nous. Lorsqu'on lui tend le papier avec le numéro il nous dit que cela ne peut pas être le numéro de téléphone, c'est sans doute une sorte de code postal. Très gentillement, il appelle les renseignements, puis le bureau d'immigration. Et comme on a la poisse, ben il nous dit qu'il vient de tomber sur un répondeur, le bureau est fermé toute la semaine, ce sont les vacances. Tout devient beaucoup trop compliqué... On est vidé...

Deux autres balinais se joignent à lui. Tous essaie de nous apaiser et nous réconforter. Ils insistent pour qu'on retourne à la police en demandant qu'on nous appelle un traducteur. "C'est leur job d'aider les touristes, il faut que vous insistiez pour être aidé". Ils savent très bien qu'à Bali la police est corrompue et qu'il est très difficile d'obtenir quelque chose d'un policier, sans argent.

Juste avant de les quitter nous les remercions pour leur aide et leur soutien, leur discours nous a fait du bien. Et chacun leur tour, ils nous tendent un billet. "Tenez, cela vous aidera à manger, si vous avez besoin, revenez par ici nous trouver". C'est avec beaucoup mais beaucoup d'émotion que nous acceptons l'argent. Ces gens ont si peu d'argent pour vivre qu'on a l'impression de les "voler" et pourtant on a pas le choix que d'accepter.

Nous retournons ensuite voir la police avec les deux noms que nous soupçonnons. Les policiers nous regardent de travers, on a l'impression qu'ils vont finir par nous embarquer. On répète cent fois notre histoire, ils nous regardent à peine, et font comme si on était pas là. Se retrouver devant de tels policiers est vraiment étrange, ils sont loin de fonctionner comme en France. C'est limite flippant.

Un policier finit par appeler l'institut et l'homestay. Il leur demande si ils ont volé notre pochette. Bien entendu aucun ne va leur dire "oui, oui, c'est nous qui l'avons volé"! Ils finissent par tous les deux être convoqués pour pouvoir nous confronter. Le propriétaire de l'homestay reste 5 minutes, il discute avec la police et repars. La fille de l'institut reste bien plus longtemps. Elle est questionnée, les policiers cherchent à l'accuser, on sent qu'elle n'est vraiment pas à l'aise. On réagit en re soulignant qu'on est sûre de rien, qu'on accuse personne... Ils la laissent repartir... Entre temps un gars est entré dans le commissariat, un touriste parlant anglais nous a rejoint. Il nous a seulement dit avant de vite repartir "j'ai croisé un chauffeur de taxi qui m'a expliqué votre histoire, tenez un peu d'argent pour pouvoir manger". En vivant de telle situation, on s'aperçoit que certains personnes sont vraiment gentilles.

Avant de partir du commissariat, on demande aux policiers de nous remettre une declaration de vol afin d'avoir un justificatif à donner au bureau d'immigration. Il est déjà 17 heures quand Jimmy, comme par miracle, retrouve ses esprits. "on nous a rien volé, rappelle toi, on a mis les papiers dans un tiroir du bureau de la chambre de la première homestays". Comment a t-on pu oublier ça !?

On ne dit rien aux policiers car une telle histoire, ça ne serait pas du tout passé. Ils nous demanderait certainement beaucoup d'argent...

On court aussi vite que l'on peut jusqu'à l'homestay en espérant que les suivants ne l'ont pas emporté avec eux. On a vraiment honte de dire au propriétaire qui vient d'être convoqué ce dont on vient de se rappeler. Il nous ouvre la chambre et alleluya, notre pochette est là. Comment s'excuser pour tout le mal que nous lui avons infligé. On a honte comme jamais, on est ridicule, minable... On s'excuse mille fois, on lui donne une compensation monétaire. Et lui qui a de grande raison d'être énervé nous prend dans ses bras et nous demande d'oublier. Comment peut on être aussi bon ?

On donne également un peu d'argent à celui qui nous a conduit en scooter. On part rapidement jusqu'à l'institut pour s'excuser mais il est déjà fermé.

Nous allons mangé rapidement mais le coeur n'y est pas. Oui on est soulagé d'avoir tout retrouvé mais ce soir impossible de vraiment décompresser, on a trop cumulé de stress durant cette longue journée. Et on a surtout très honte d'avoir accusé de pauvres gens. On s'en veux terriblement!

Avant de rentrer on passe par l'agence de location de voiture. On réserve une autre voiture pour demain. La Jimny a été louée, il en reste une, plus grande, plus fiable, mais plus chère. Après tout ce qui est arrivé on accepte sans hésiter.

 

En voiture! Nous partons à la découverte de l'île

Ce matin on récupère notre Toyota Avanza et notre caution par la même occasion. La voiture était censée être neuve mais ce n'est pas le cas. Tampis ce n'est qu'un détail... Nous voilà partis. Ici, comme en Australie on roule à gauche donc rien de bien dépaysant pour notre pilote Jimmy. Par contre, il faut se faire rapidement à la conduite balinaise, chose que Jimmy fait à merveille!

Nous partons à Tegallalang, une des plus belles rizieres de l'île. Dès que nous nous éloignons d'Ubud tout nous paraît encore plus authentique. Malgré le brouhaha incessant des klaxons, il règne ici une véritable douceur de vivre.

On se déplace sans plan car il n'y a ici aucun panneau de signalisation. On a juste une carte de Bali, avec les axes principaux. Alors on se perd, on demande notre chemin, on se reperd.... Puis on fini par trouver.

Les rizières en terrasse de Tegallalang scultent la colline. Elles sont ma-gni-fiques.

On poursuit notre route en direction d'une plantation de café. En route un homme en scooter nous fait signe de nous arrêter. Il nous informe que des policiers stoppent toutes les voitures de touristes et leurs réclament de l'argent sans quoi ils immobiliseront le véhicule. Il nous propose de nous accompagner jusqu'à la plantation de café. On le suit. Il nous fait faire une petite visite guidée en nous précisant qu'il ne nous demandera pas d'argent.

Il nous fait goûté un fruit rouge que l'on trouve partout à Bali, humm trop bon! On passe devant des plantations de cacao, de café et de tabac. On voit un animal appelé le luwak, une sorte de petit blaireau. Et on a le droit à une explication et démonstration de la confection du café. Bali est le producteur du café Luwak. C'est le café le plus cher du monde. Les agriculteurs font mangé au Luwak les grains de café. Le passage par le système digestif de l'animal aurait le mérite d'enrichir l'arôme du grain de café. Ils récoltent ensuite les excréments du luwak, les nettoient puis les torrifient pour en faire un café vendu jusqu'à 1200 $US le kilo.

On enchaîne par une dégustation de café, thé, cacao, tabac. Puis on commande un café Luwak histoire de goûter ce fameux café confectionné d'une drôle de manière. Le café est bon mais n'a rien d'extraordinaire. Vu que c'est le plus cher café au monde c'est peut être que nous ne sommes pas vraiment amateur ou bien c'est parce que nous venons de déguster près d'une dizaine de boissons chaudes différentes.

Nous repartons d'ici en direction du Mont Batur.

Le gars avec qui nous sommes venus repart également et s'arrête de nouveau quelques mètres plus loin. Il nous averti que la police est juste après le virage et il nous propose de nous conduire au Mont Batur afin que l'on évite les ennuis. On accepte mais on devient méfiant. Pourquoi cet homme se tracasse autant pour nous ? Pas sûre qu'il n'attend rien en retour... Ah si quand même, il fini par nous dire, "je ne veux pas d'argent mais en échange de ce service je vous accompagne au resto de mon frère, vous verrez on y mange très bien". Il nous certifie que le restaurant est bon marché... Alors pourquoi pas...

On passe avec lui devant le barrage de police et en effet toutes les voitures et scooters de touristes sont arrêtés. Afin qu'on nous laisse repartir le gars glisse un petit billet aux policiers (bien moins gros que celui qu'on aurait du donner si on était passé tous les deux!). Le gars est vraiment cool, il n'arrête pas de nous faire rire... Arrivé près du Mont Batur, nous allons au resto, il nous confie à un serveur et repart.

On se rend vite compte qu'on est dans un bon resto à touristes. Il est situé en hauteur et la vue sur le Mont Batur et son lac est splendide. Ici pas de menu mais un grand buffet à volonté. On a l'impression de s'être fait un peu avoir et pourtant on reste et on mange. Batur est le second plus grand volcan de l'île. Il s'élève à1717 mètres et domine le nord est de l'île. Il est le deuxième volcan le plus actif de Bali, après le Mont Agun, sa dernière éruption importante a eu lieu en 1994.

Dans cette région montagneuse la température n'est plus la même, le vent est glacial. On a tellement froid qu'on est obligé de demander au serveur une nappe afin de se couvrir.

Au moment de l'addition, ben on avait vu juste... La note est bien salée pour le pays, elle restera la plus élevée de notre séjour à Bali.

Nous allons ensuite faire un tour au marché juste à côté. Les gens sont très insistants, tous cherchent à nous vendre quelques choses. Nous goûtons au salak, fruit très répandu à Bali, il est recouvert de dures écailles brunes rappelant la peau d'un serpent. Avant de partir nous achetons un sarong (paréo) chacun et une ceinture, la tenue obligatoire lorsqu'on se rend dans un temple. Et ce que nous nous appretons à faire.

A Bali les temples sont omniprésents. Dans les montagnes, sur les plages, dans chaque village, chaque bâtiment, resto, maison, hôtel il y a un temple qui reçoit les trois offrandes par jour, car les balinais pensent que les dieux et les esprits sont partout.

Encore un fois nous nous perdons dans les petites rues de l'île et heureusement les gens nous aident volontier à retrouver notre chemin.

Tirta Empul est un joli temple dans lequel il y a un grand bassin. L'eau de ces bassins est considérée comme sacrée et purifiante. Vêtus de notre sarong, nous le visitons et nous pouvons voir les balinais se baigner ou faire des offrandes à leurs dieux.

Nous rejoingnons ensuite Ubud. Nous passons à l'agence de location de voiture car depuis ce matin la fenêtre côté passager est bloquée, impossible de la fermer. Et vu que nous allons nous déplacer avec nos bagages ben il faut revoir ça. Après avoir essayé de la réparer, mais sans succès on nous donne une nouvelle voiture. Le même modèle sauf que celle ci n'a que 40000 kilomètres au compteur.

Ce soir on reste fidèle à notre petit warung !

 

Quelques jours dans le nord de Bali

Depuis qu'on est à Bali, à tous les petits déjeuners on mange une spécialité à la banane chaude. On commence à en faire une overdose, lol!

Aujourd'hui nous quittons Ubud. Avant de partir nous tenons à retourner à l'institut de massages pour nous excuser, hier soir nous y sommes passés mais il était fermé.

La fille accepte nos excuses mais on sent de sa part un peu de rancoeur, ce qu'on comprend parfaitement. On lui donne un petit billet histoire de la dédommager, on s'excuse encore une fois...

Le coeur un peu plus léger nous partons en direction du nord est de Bali, une région côtière bordée par des plages de sable volcanique. En chemin nous allons visiter le temple Yoa Loa où se trouve une grotte pleine de chauve souris.

L'hôtel que nous avons réservé se trouve à Amed, un petit village de pêcheurs isolé de tout et bien plus préservé du tourisme de masse que ceux de la côte sud. C'est ici que se trouve l'un des meilleurs spots de snorkeling. Alors après avoir posés nos affaires dans notre joli petite chambre, nous prenons nos masques et tubas et direction la plage qui se trouve juste devant l'hôtel. A très courte distance de la plage on se trouve au milieu de poissons et de récifs coralliens. Une pure merveille! En plus l'eau est trop trop bonne, elle avoisine les 30 degrés, si c'est pas la classe ça ! Plus les jours passent et plus on trouve qu'il fait bon vivre à Bali. Sur le sable sont amarrées de belles pirogues à balancier appelées "prahus", qui font la fierté des habitants.

Ce soir, pour le diner on choisi un warung en bord de plage (comme tous les autres car le village se limite à une longue petite rue). Et c'est les pieds dans le sable que nous dégustons nos petites spécialités locales.

 

Aujourd'hui au programme la plage de Tulamben pour son site de plongée où l'on peut voir l'épave du bateau Liberty, navire américain qui s'est fait couler par les japonais pendant la seconde guerre mondiale.

Faut il préciser que nous nous sommes égarés à plusieurs reprises avant d'y arriver ?! C'est franchement pas évident d'explorer une île sans aucun panneau de direction!

Sur la plage on se fait accoster et on nous propose de plongée. Ce qui est bien à Bali, c'est que tout se négocie. Après s'être mis d'accord sur un prix, nous allons nous équiper et écouter les consignes à respeter une fois sous l'eau. Nous partons chacun avec notre moniteur. Pendant une petite heure nous parcourons l'épave au milieu de poissons tous aussi beaux les uns que les autres. A un moment, le moniteur ramasse des morceaux de coraux morts et les tape l'un contre l'autre. Les petits débris de coraux attirent les poissons. On ne retrouve tous les deux entourés de dizaines et dizaines de poissons. Tous colorés, certains sont énormes. C'est génial, le moment est magique !

Comme promis cette plongée nous aura enchanté! Seul bémol, on a dû descendre un peu vite car nos oreilles nous font horriblement mal.

Fans des petits "bouiboui" balinais nous mangeons au warung de la plage. Nous reprenons des forces avant d'attaquer une après midi snorkeling. De la surface de l'eau on voit quelques parties de l'épave, et les poissons sont au rendez vous.

De retour à Amed nous allons nous installer sur les hauteurs du village pour assister à un merveilleux coucher de soleil avec une vue saisissante sur le Mont Agun, le plus actif et le haut volcan de Bali. Avec une hauteur de 3142 mètres, il est majestueux.

Nous passons la soirée au resto de l'hôtel. Nous mangeons en compagnie d'un guide touristique balinais qui parle français (il accompagne une famille française durant leur séjour à Bali). Il nous apprend pleins de choses sur les habitudes des habitants, leurs coutumes, leurs croyances... Un échange riche et très intéressant!

 

Aujourd'hui nous allons visiter le plus ancien et grand temple de Bali : le Besakih. On nous a mis en garde, à l'entrée nous risquons d'être sollicités, voir même harcelés par de faux guides. Ils interdisent l'accès au temple si on est pas escorté. Un business malsain en quelque sorte. Nous verrons bien..

La route pour s'y rendre serpente la montagne, les voitures se doublent, les scooters passent à quelques centimètres seulement de la carrosserie, les gens doublent par la gauche, par la droite. Ce n'est franchement pas donné à tout le monde de conduire ici. On dirait que Jimmy a fait ça toute sa vie.

Ça y'est nous y sommes ! Perché à 1000 mètres d'altitude, sur les pentes du volcan Agun, Besakih fait l'objet de cérémonies fréquentes où affluent des milliers de personnes des quatres coins de l'île, chargées des plus grandes offrandes.

Comme prévu à l'entrée un gars nous dit que nous ne sommes pas autorisés à pénétrer dans le temple sans guide, d'autant plus qu'aujourd'hui il y a une cérémonie. On ne met pas longtemps à accepter qu'il nous accompagne. Sans ça il nous serait impossible de rentrer. Il ne demande que 3 euros, et en plus nous pourrons profiter de ces explications.

C'est assez étrange d'avoir la possibilité de visiter un temple lors d'une cérémonie. En ce moment a lieu une crémation, la cérémonie la plus importante à Bali. Elle marque le passage de l'âme entre la terre et l'au-delà avant la réincarnation. De gigantesque cérémonie sont organisées en hommage aux morts. Leur organisation prend beaucoup de temps et demande beaucoup de préparatifs. Pour que l'âme du défunt soit entièrement libérée, il y a un processus strict à respecter : 1- Les funérailles, il faut que le corps soit mis en terre. 2- La crémation, le corps est ensuite brûlé. 3- La purification de l'âme, celle ci s'effectue en jetant les cendres dans l'eau.

Il faut parfois très longtemps à la famille du défunt pour réunir l'argent pour payer la crémation. C'est pourquoi certaines personnes restent enterrées plusieurs années. Seuls les riches sont incinérés peu de temps après leur décès.

Avant l'enterrement de nombreuses cérémonies ont lieux. Des offrandes et nourriture sont placées à proximité de la tombe.

La période qui précède la crémation est très mal vécu par les familles, car ils croient que durant cette période, l'âme du défunt est prisonnière et ne peut aller au ciel et que eux comme le defunt risques de graves ennuis.

Contrairement à l'enterrement, la crémation est une fête puisque l'âme du défunt peut enfin continuer son voyage vers le ciel pour être réincarnée.

Aujourd'hui les gens que nous voyons portent tous l'habit traditionnel, ils sont très beaux et joyeux. Les femmes portent sur la tête de gros paniers remplis d'offrandes.

Le temple quant à lui est superbe. Nous parcourons les differents bâtiments tous aussi majestueux les uns que les autres.

Après cette remarquable petite visite nous roulons jusqu'au village de Sidemen où s'étendent de belles rizières et des champs de piments. Un petit balinais insiste pour que nous achetions un de ces dessins, et comme on a pas pu lui résister nous achetons une de ses oeuvres.

Nous passons ensuite au village de Tirtagangga. Ce village est perché au milieu des rizières. Les environs de tirtagangga offrent des paysages verdoyants considérés comme les plus beaux de Bali. Ici encore le décor qui s'étend devant nous est à couper le souffle. C'est si différents de tous ce qu'on a déjà pu voir ailleurs.

Nous terminons la journée par la visite d'un palais aquatique : Water Palace. Ce jardin aquatique comprend des fontaines, des bassins, des statues. Nous faisons ici une jolie petite ballade. Nous serions repartis un peu plus content si Jimmy n'avait pas perdu en route notre belle pochette d'appareil photo. On a refait tout le tour mais elle est restée introuvable. La poisse nous poursuit!

A la sortie du palais, il est possible de prendre dans ses mains des animaux peu commun contre une petite donation. Jimmy s'est laissé tenter. Il a commencé par prendre par les ailes, une chauve souris. Cest bien le truc qu'on ne peut faire nulle part ailleurs. Mais à Bali, tout est possible. Il a ensuite pris autour du coup un gros serpent, puis un iguane et pour finir deux petites chouettes. Rien que ça !

Après cette longue journée nous retournons à Amed et nous finissons la soirée dans un warung en bord de mer.

 

Nous quittons aujourd'hui Amed pour rejoindre Lovina. En chemin nous allons voir une grande cascade dans laquelle il est possible de se baigner. Nous faisons un petit plongeon, l'eau est fraîche mais ça requinque.

Nous continuons ensuite en direction de Lovina. En chemin on voit un tas de personnes regroupées en bord de route. Curieux de savoir ce qu'il se passe nous nous arrêtons et marchons jusqu'à eux. Comme l'endroit n'est pas du tout touristique les balinais, surpris de nous voir ici nous font signe et nous disent bonjour avec un grand sourire. Ils se rendent en fait tous à la piscine du village. De l'extérieur on peut voir le bassin il est blindé de monde.

Nous allons manger dans un warung qui donne sur la piscine. D'ici on voit des bus arriver, tous vont à la piscine. C'est la sortie familiale, car les enfants sont en vacances en ce moment.

A la sortie du warung on nous remercie d'avoir manger ici, comme si, voir un touriste ici, n'était pas une habitude.

Nous rejoingnons dans l'après midi Lovina, qui est aussi un village de pêcheurs mais beaucoup moins calme qu'Amed. Les agences qui proposent des tours et les hôtels sont partout. On galère un moment à trouver notre hôtel qui se trouve dans une petite rue perpendiculaire à la rue principale. On a à peine le temps de sortir de la voiture que des jeunes viennent nous acoster. "vous voulez voir des dauphins?, tu veux que je te fasse un tatouage? Allez un tatouage, je suis un super tatoueur, etc." Ils sont très insistants!

Après nous être installés dans notre charmante petite chambre qui donne face à la mer, nous allons chercher une agence pour faire l'excursion snorkeling près de l'île Menjangan. L'hôtel nous l'a proposé mais on va voir si on peut la trouver à un meilleur prix. On trouve rapidement une agence où après une longue négociation nous nous mettons d'accord sur le tarif. Le gars bien sympa nous conseille de faire plutôt de la plongée, alors pourquoi pas! L'excursion qu'on choisi comprends le trajet en bus, puis en bateau, le repas de midi et 2h de plongée. On a rendez vous ici, demain à 8h.

Nous rentrons à l'hôtel et nous nous faisons encore interpeller, cette fois par des femmes qui vendent des sarongs, des tee shirts... Comme à chaque fois que quelqu'un veut nous vendre quelque chose elles nous disent que la vente nous portera chance et leur portera chance pour les ventes à venir. On connaît leur discours par coeur! Ils savent bien y faire ces balinais!

 

C'est la première fois depuis que nous sommes à Bali qu'on est pas réveillé par les scooters, le coq, les voisins... Avant de partir nous réservons deux nuits supplémentaires à l'hotel. Ici comme partout ailleurs sur l'île, il y a de nombreux petits lézards sur les murs appelés gueckos.

Nous sommes comme prévu à 8h devant l'agence, mais on annule la plongée contre du snorkeling car nos oreilles nous font encore un peu mal. On ne va donc pas prendre de risque! Avant de monter dans le bus on s'aperçoit qu'on a crevé. Le mauvais sort s'acharne contre nous :(

Bon on verra ça ce soir en rentrant. Profitons donc de cette belle journée qui nous attend. Pendant les 1h30 de route nous passons par différents villages, un grand marché, de belles rizières. On voit les écoliers partir à l'école, des femmes avec des paniers remplis d'offrandes sur la tête. Les rues de Bali sont un spectacle à elles seules. On ne s'en lasse pas.

Pour s'approcher au plus près de l'île Menjangan nous montons à bord d'une pirogue. Nous sommes avec deux guides balinais, deux suisses bien sympa et un autre couple. Le trajet en mer est mouvementé, la mer est agitée. Si bien qu'on se demande si le bateau va tenir bon vu son état. Et oui! Une fois près de l'île et équipés de nos masques et tuba nous nous jettons à l'eau. La mer est vraiment bonne, c'est un régal! Quant aux fonds sous marin, c'est un véritable paradis aquatique. A travers l'eau translucide nous découvrons un monde merveilleux. Etoiles de mer, poissons clown, poissons multicolores, des coraux bien conservés et tous différents de ceux qu'on a vu en Australie. Tout est réuni, nous n'avons qu'à ouvrir les yeux et profiter. Après une bonne heure nous remontons à bord de la pirogue où un panier repas nous attend. Et puis c'est repartis, le bateau nous conduit plus loin et nous nous remettons à l'eau. C'est tout simplement fabuleux!

Après avoir profité à fond de tous ça nous repartons. Le trajet en bateau et en bus se passe tranquilement.

Cette belle journée nous aura coûté seulement 40 euros pour deux ;) Si c'est pas beau ça!

Arrivés devant l'agence nos deux accompagnateurs se chargent de changer notre roue, encore une preuve de leur gentillesse.

Ce soir nous dinons au "warung rasta" sur la plage, qui est entièrement décoré en vert, jaune, rouge. C'est un warung destiné aux touristes, au menu pas de spécialités locales mais des hamburgers, des cordons bleu et de la bitang. La bitang est la bière locale. Les balinais en ont fait tout une institution, sur de nombreux souvenirs touristiques on trouve l'inscription "bitang". Ce soir on mange en musique, il y a un petit concert bien sympathique.

Aujourd'hui nous partons explorer la région de Bedugul, une région montagneuse de l'île. En chemin nous pouvons admirer de jolis lacs en contrebas. Nous nous arrêtons en bord de route et partons à la rencontre des nombreux singes qui ont élus domicile à cet endroit.

On achète quelques bananes à une balinaise et rapidement les macacs s'approchent de nous. Jimmy distribue les fruits, et les singes tout excités, l'entourent, lui grimpent dessus, on ne peut plus les arrêter. Sandrine un peu moins confiante préfère observer la scène en retrait.

Nous poursuivons la journée par un arret devant les rizières Jatiluwih, inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco. Quelques soit les rizières que l'on ai vu à Bali, elles forment de magnifiques paysages.

Nous visitons ensuite un jardin botanique où sont regroupés des fleurs, de nombreuses plantes et arbres en tout genre. Le coin réservé aux bambous est super.

Direction maintenant le temple Pura Ulun Dura Bratan (pas évident à prononcer quand on demande la direction! ). Ce temple est somptueux, il a été construit sur un lac. L'architecture est encore une fois magnifique.

Il est presque 14h, quand nous allons manger au resto qui se trouve dans l'enceinte du temple. Au menu des spécialités balinaises mais des prix touristiques. Vu son emplacement fallait s'en douter! Mais la faim l'a emporté sur notre porte monnaie, lol.

Nous passons par un village montagneux avant de rentrer. La route pour s'y rendre est étroite et sinueuse, la température à bien chuté, et une brume recouvre le paysage. Les touristes viennent principalement ici pour faire des randos. Nous ne faisons que passer.

Comme dans la plupart des vilages à Bali il n'y pas de station essence mais des bouteilles de vodka remplies d'essence dans chaque échoppe, c'est avec ça que les scooter font leur plein.

 

Une belle rencontre 

Ce soir nous mangeons dans le warung Putu qui se trouve dans la rue de notre hotel. Le propriétaire nous a interpellé deux soirs de suite pour qu'on vienne s'asseoir mais on était pas inspiré. C'est pourtant ici que nous nous appretons à faire la meilleure trouvaille de notre séjour, tant au niveau culinaire que relationnelle.

Putu, le propriétaire, est un homme fomidable, sa bonne humeur et sa gentillesse sont les clefs de son succès. Il prend le temps de s'asseoir avec nous, de nous parler de lui, de sa famille et de la culture balinaise. Ce qui lui importe ce n'est pas de faire un max d'argent sur le dos des touristes mais de les voir repartir avec le sourire parce qu'ils ont bien mangé. Et c'est réussi!

Avant de partir il nous fait lire un cahier où sont notées des appréciations de touristes, à l'unanimité les gens ont adoré les plats de ce warung et beaucoup apprécié la simplicité et la générosité de Putu.

Beaucoup vente la spécialité de Putu, son canard fumé, alors on en commande un pour demain soir, malgré que n'y l'un ni l'autre n'aimons vraiment ça.

Ce matin nous allons déjeuner au warung Putu! Nous goûtons le black rice pudding : du riz noir, des morceaux de bananes, de la noix de coco râpée et du sucre. Un plat à tomber par terre!

Nous téléphonons ensuite à l'agence de location de voitures pour garder notre voiture 3 jours de plus. On se fait acoster par l'équipe de jeunes qui traîne en scooter devant l'hôtel. Il nous propose plusieurs excursions dont une pêche en mer, ce qui nous tente bien. Après avoir bien fait baisser le prix, nous prenons le tour. Nous leur laissons seulement une avance, nous payerons plus tard.

On a rdv avec un des gars à 4h30 demain matin! Et oui c'est apparemment très tôt que ce pêche le thon. Le prix comprend le bateau, le matériel de pêche, les boissons et la préparation et dégustation des poissons que nous aurons péché. Et si on revient bredouille, ils nous garantissent du poisson.

Et puis ben c'est déjà l'heure de manger! Direction notre adresse favorite. Putu nous concocte de délicieux plats. Nous restons un bon moment à discuter avec lui.

Dans l'après midi nous allons faire un tour à des termes pas très loin d'ici. Nous nous baignons dans de grand bassin d'eau chaude (34 degrés). Touristes et balinais profitent de ce joli cadre.

De retour à Lovina nous allons nous faire faire un petit massage avant de retourner voir Putu. Et oui le canard nous attends! Et encore une fois nous avons a-do-ré. Il y a tellement de plats en accompagnement que la table n'est pas assez grande ;)

Le réveil à 3h30 est un peu difficile mais on est bien content d'aller pêcher en mer, du thon. Mais malheureusement on n'attend le gars devant notre chambre pendant de longues minutes mais personne à l'horizon. A 5h toujours personne en vue, et on commence à piquer du nez! On trouve ça abusé alors décide de tout annuler. On lui écrit un mot que l'on scotche sur la porte de notre chambre, en lui expliquant qu'on est pas content car on s'est levé pour rien et que ne l'ayant pas vu on s'est recouché.

A 5h30 le gars se met à tambouriner à notre porte en criant "Jimmy". On fini par lui ouvrir car il va réveiller tout l'hôtel. On lui dit qu'on ne veut plus y aller... Il est énervé, il ne veux pas nous rendre notre acompte...il répète "allé dépêchez vous, j'ai bu toute la nuit, je n'ai pas vu l'heure"... Super il est complètement bourré, il se ballade avec notre mot scotché sur le ventre et il ne veut rien savoir... On fini par se dire qu'on devrait quand même y aller. On le suit et il nous laisse en compagnie du propriétaire de la pirogue, ca va lui est en meilleure forme!

On assiste tout d'abord à un super lever de soleil au milieu de l'eau. Ensuite le gars nous sort une canne à pêche ou plutôt une bobine de fil qui nous servira de canne. Il nous dit qu'il n'en a qu'une et qu'on doit donc se la prêter. Il ajoute aussi qu'il a oublié de prendre à boire, il est désolé. Il jette ensuite à l'eau des barils en plastique sur lesquels il a enroulé du fil de pêche et nous dit qu'avec ça on a de grande chance de ramener du poisson. Loin d'avoir imaginé une sortie pêche comme celle ci ça nous fait bien marrer. Il fallait nous voir avec notre bobine de fil que l'on faisait bouger dans l'eau en attendant le gros poisson. Si on l'avait pêché on aurait pu vous raconter comme on a galèrer à le remonter... Mais on est resté bredouille malgré nos multiples tentatives. Afin qu'on ne revienne pas trop déçu le gars nous conduit vers de grands bancs de dauphins (c'est en principe une autre excursion), et c'est vraiment sympa à voir, tous ces dauphins qui nagent autour de la pirogue.

Avant de rentrer sur la plage, il nous propose de venir boire un café mais il ne nous reparle pas du poisson garanti qu'on était censé cuisiner si on revenait bredouille... On ne relève pas, car cette petite virée en mer était bien sympa, très drôle par moment mais là on en a assez, on veut juste rentrer.

Ce midi, on décide d'aller voir Putu. Il nous raconte un peu son histoire. Sa femme est décédée et elle est pour le moment enterrée car il n'a pas encore réuni assez d'argent pour l'incinérer et organiser la cérémonie. Putu est très ému... On se dit que c'est peu être à notre tour de le soutenir. On a pu voir comme ça fait chaud au coeur quelqu'un qui vous aide sans rien n attendre en retour. On lui donne une petite somme d'argent pour participer à la cérémonie de son épouse. Putu est gêné, touché, ça fait chaud au coeur. Il insiste pour nous offrir nos repas mais nous refusons. Il nous prépare alors un petit sachet avec du thé et du café en guise de remerciement.

Nous passons le reste de la journée à flâner au bord de la piscine de l'hôtel.

Petite virée au sud de Bali

Nous quittons ce matin Lovina, nous passons dire au revoir à Putu. Il espère nous revoir un jour, car maintenant, nous faisons partie de sa famille comme il dit. Il nous offre un petit déjeuner et nous donne un sac avec quelques provisions pour la route.

Nous partons visiter le temple Tanah Lot qui se situe au sud ouest de Bali, et allons passer la nuit à Kuta. Nous devons donc redescendre toute l'île. Nous passons par de magnifiques rizières en étage et des villages très typiques.

Tanah Lot a été bâti au bord de l'océan, ce qui rend ce temple inaccessible à marée haute. Nous profitons donc de la marée basse pour le visiter et prendre des photos. Ce temple est encore une fois splendide!

Nous arrivons à Kuta en fin d'après midi. Nous cherchons notre hôtel pendant plus d'une heure. Personne ne nous indique la même direction, du coup on tourne en rond. Lorsqu'on trouve enfin la rue on comprend pourquoi on a tellement galèré. L'hotel se trouve dans une toute petite ruelle, loin des grandes rues de Kuta. On a sans doute pas choisi l'hôtel le plus simple de la ville.

Kuta est une grande ville envahi par les australiens. Elle est connue pour le surf, la fête et la débauche. Les maisons traditionnelles ont laissé place au bars, discothèques, grands hôtels et magazins de mode. Seules quelques échoppes balinaises n'ont pas encore été racheté par de gros investisseurs étrangers qui ont fait de cette ville, un mode de vie occidentale. Dès notre arrivée on ne se sent plus vraiment à Bali, c'est pour cette raison que Kuta ne sera qu'une courte étape dans notre séjour.

Il est déjà tard lorsque nous allons faire un tour dans le centre. Loin de nos warungs pas chers, nous mangeons dans un resto aux couleurs de l'Australie. Drapeaux australiens, hamburgers et frites au menu, bière qui coule à flot... Bienvenue en Australie! Les australiens se sentent comme chez eux, sauf qu'ici les prix restent raisonnables.

En nous balladant, nous remarquons que le taux de change est ici bien plus intéressant qu'ailleurs. A trois reprises nous tentons de changer nos dollars australiens en roupie et à trois reprises on a essayé de nous arnaquer. La technique était simple, ils comptaient les billets devant nous, les déposaient en petits tas sur le comptoir, ils nous demandaient si on avait de la monnaie et au moment même où nous cherchions la monnaie, ils faisaient glisser quelques billets dans leur caisse. Une technique qui pourrait s'avérer efficace mais pas avec nous! Pas content d'être démasqués, ils nous ont demandé de reprendre notre argent et de sortir de leur magazin. On changera notre monnaie dans un bureau de change officiel, c'est plus sûre.

C'est ensuite dans le coin le plus animé de Kuta que nous allons nous ballader. Bars et discothèques sont blindées, et les autraliens sont déjà bien éméchés. Ils y a de la musique à fond, des filles dansent devant les pubs... On est loin de la tranquillité qui règne ailleurs sur l'île.

Qui dit fête, dit débauche, prostitution, drogue et bruit permanent. Et dire qu'il y a encore quelques années la vie à Kuta était des plus ordinaire.

Ce qui nous frappe ce sont les jeunes balinais qui assistent de loin à toute cette cohue. Ils sont assis sur les trottoirs et observent l'effervescence générale. C'est ce que nous faisons nous aussi d'ailleurs, nous restons spectateur de tous ça.

Ce matin nous faisons un tour dans les rues de Kuta. Le tourisme de masse à bien fait gonfler les prix des magazins comparé au reste de l'île. Même sur la plage tout est fait pour que l'australien se sente bien. Planche de surf en location, transat sur le sable et bière fraîche à la vente. On aperçoit quand même des balinais surfer au loin.

Pas question pour nous de finir notre séjour en gardant cette image de Bali. Avant de partir on va se faire faire un petit massage et on teste le soin des pieds qui consiste à se faire manger les peaux mortes par des centaines de petits poissons, ça chatouille, c'est delirant.

Retour à Ubud

En fin d'après midi nous repartons à Ubud et c'est ici que nous finirons notre voyage. On a choisi une jolie homestay pour nos derniers jours.

Nous passons nos deux dernières journées à flaner dans les rues, nous rendons la voiture, nous profitons de moments de bien être. On aura tout essayé, massages balinais, massages thai, massage à 4 mains, pédicures, manucures, soins du visage... On s'offre même un super moment de détente dans un spa. Au programme massage, gommage aux épices et pour finir un bain d'épices, le tout dans une grande pièce donnant sur des rizières. Le bonheur! On est tout neuf et requinqué pour reprendre les routes australiennes. On trouve un petit resto sympathique qui donne lui aussi sur les rizières... On fait un tour de marché, on retourne dans notre petit warung...

Et il est à présent l'heure de partir...

Nous nous faisons accompagner à l'aéroport par un jeune balinais très sympa. Il nous fait part de sa vie, ses rêves...

C'est ainsi que s'achève notre séjour à Bali. La beauté de l'île et la gentillesse des balinais resteront gravés dans nos coeurs. Et c'est avec émotion que nous montons dans l'avion.

Pour les photos, on les a toutes mises dans la ville d'Ubud car le site ne marchait pas, il faut donc se rapporter aux commentaires.

 

 

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